* Selamat Datang *
Voilà 15 jours qu'Easy Malaisie navigue en eaux calmes, rien de nouveau sous le ciel de la Malaisie mais c'est qu'à l'horizon se profilait une nouvelle destination : Sipadan. Un nom évocateur pour les "initiés", un nom qui fera rêver ce qui ne l'on pas encore découverte.
Sipanda est une île située au large de Sabah en Malaisie Orientale, elle a pris forme au milieu de la mer des Célèbes dans le coeur même du bassin indo-pacifique. Ce qui en fait l'un des plus beaux endroits au monde pour découvrir les fonds sous-marins. Les plongeurs arrivent de toutes parts pour partir explorer ses richesses enfouies sous l'eau ou sur les traces du Commandant Cousteau. Mais attention, cet eden immergé n'est pas à la portée de qui veut. Les plongées depuis plus d'une dizaine d'années y sont limitées, une escapade dans ces fonds protégés ne s'improvisent donc pas, il faudra obligatoirement réserver et si vous êtes chanceux, voilà un peu plus bas, ce qui pourrait bien vous attendre...
Mes remerciements à Cyril Hervieu :
"Cyril, Je n'avais vu au départ que tes photos, et déjà wahou! Mes yeux pétillaient, fascinés par cet autre monde, par cette lumière, par ces couleurs, par cette faune et cette flore sous-marine. Je me suis dit... tu les as vraiment approché de si près? Je m'attendais à quelque chose de beau pour t'avoir lu avant, mais j'étais encore loin du ressenti que j'aurais arrivé au point final. En descendant un peu dans ton message, surprise! J'y vois aussi l'article. Et mes yeux commencent à caresser les mots, il y a tant de choses... chut... je t'écoute susurrer des profondeurs, je découvre la magie, les couleurs et la beauté de Sipadan. Mon coeur bat la chamade, ce monde existe t-il vraiment? Je t'imagine là, des dizaines de mètres sous l'eau, là où on doit se sentir plongé dans un ailleurs tel, qu'il en est ineffable tant qu'on ne l'a pas rencontré. Douze plongées?! Que dis-je?! Douze voyages dans cet univers merveilleux, ton émotion vient de me gagner. Mon esprit brûle d'envie de partager ce cadeau dont les dernières lignes raisonnent encore en moi comme un écho, n'oublions pas, préservons-le, le Paradis n'est pas dans un ailleurs imaginaire, il est là, autour de nous, sous nos yeux... ne l'oublions pas!"
"Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c'est qu'on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu'au jour où, pas trop sûr de soi, on s'en va pour de bon. Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit que l'on va faire un voyage, mais bientôt, c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait."
Nicolas Bouvier, L'usage du monde
Sipadan Island - Photo Copyright Cyril Hervieu
Sipadan… Tant de commentaires dithyrambiques sur les foras plongées, il me fallait aller vérifier !
Au retour du 4ème jour de plongée sur les merveilleuses Kapalai et Si-amil, liesse générale, nos noms sont inscrits dans la colonne Sipadan du tableau des plongées, on a le permis tant attendu !!! Et lorsque le réveil sonne à 4h du matin, les yeux sont aussi hagards que brillants d’excitation.
Arf arf on y est ! Vite, vite ! Premier équipé, je me laisse seul lentement couler le long d’un mur vertical profond de plusieurs centaines de mètres, dans un camaïeu cobalt, cadmium et marine. Epoustouflant, mes yeux remplissent mon masque.
A 50m, raison oblige, remontée lente, m’arrêtant à chaque cavité ou surplomb où se côtoient poissons colorés, nudibranches, tortues et les innombrables étranges créatures du triangle d’or de la biodiversité.
J’ai toujours été fasciné par les tombants, où les rays de lumière plongent dans les abysses, l’infini sous les palmes. Immortaliser cette beauté sur la pellicule, une gorgone ou une tortue XXL endormie au premier plan, et un « soleil dans l’image ».
J’ai déjà compté 15 tortues, sans savoir que j’en dénombrerai 28 sur la même plongée… et qu’après 12 plongées sur Sipadan je ne les compterai plus.
J'arrive sur un plateau récifal sableux où se reposent de nombreux requins pointe blanche, les rares à pouvoir générer un courant d'eau dans leurs branchies, leur permettant de resprirer sans nager, et donc de s'allonger paisiblement. Quelle sensation de retenir ses bulles en rampant centimètre par centimètre, sous leur regard méfiant, pour s'approcher le plus près possible.
Puis une ombre s’abat sur le récif, se rapproche, c’est une tornade... de barracudas !!! Elle s’étend sur une dizaine de mètres de haut, peut contenir 10 000 individus, il faut se glisser dans l’œil du cyclone et y voir le soleil, ne pas se laisser griser et contrôler sa profondeur, les regarder tourner autour de vous, instant magique.
Un peu plus loin, un nuage blanc s’avance sur le reef, un long banc de perroquets à bosse passe, tel un troupeau de bisons dans les plaines arides du Grand Ouest. Ce nuage est du sable, une poussière corallienne qu’ils défèquent après avoir brouté les coraux pour filtrer les micro-algues qui les composent, leur donnant leurs couleurs.
Nulle part ailleurs, je n’ai ressenti un tel sentiment d’arrachement viscéral à sortir de l’eau, jamais un site ne m’avait tant ému, pour ne pas dire possédé.
A l’heure où 90% des requins ont été pêchés pour leurs ailerons, où les Chinois pêchent dans un sanctuaire escortés de bateaux de guerre, où Japon et Salomon massacrent des milliers de dauphins et ou l’Australie bâtit une gigantesque industrie minière près de la grande barrière de corail, à l’heure où les derniers éléphants et orang-outans de Borneo se meurent, leur forêt primale transformée en immense palmeraie…
Il est urgent d’aller voir ces merveilles, ressentir ces émotions, sentir nos yeux s’embuer, les protéger aussi, car… Sipadan, la mer que nos enfants verront, sera dans les livres uniquement !
Article et photos par Cyril Hervieu, le 6 mars 2013.
Qui est Cyril Hervieu?
Financier de profession, il a découvert sa passion : la plongée, lors d’un voyage aux Maldives il y a une quinzaine d’années et depuis il continue d'explorer ces paradis immergés. D’abord apneiste, il est ensuite passé aux "bubulles" comme il le dit. Ce qui lui a aussi permis d'immortaliser de magnifiques scènes sous-marines.
Passionné de biolo subaquatique, il fut à une époque co-administrateur du site plongeur.com. Vous pouvez, et je vous le conseille vivement, le retrouver sur son site :
www.searil.fr je ne vous en dis pas plus,... Je vous laisse le plaisir de la découverte.
Ce recueil ne parle pas uniquement de la Malaisie, il respire la Malaisie. Quelques
passages semblent tirer en longueur alors que certains vous aggripent, vous tenant en haleine, pour au final, d'un ton juste, traduire le fidèle reflet
de tranches de vies ici. On glisse d'un chapitre au suivant, baignant entre communautées malaise, chinoise et indienne, comme on regarderait
à travers un kaléidoscope. Ces quatorze nouvelles sont proches de ces croyances, de
ces traditions propres à la Malaisie, de tout ce que l'on ne voit pas non plus, de ce que l'on ne devine pas. "Trois autres Malaisie" se fait le juste écho d'une
plongée au coeur de cette terre aux couleurs bigarrées. Il se lit comme un
journal, comme un saut dans l'histoire d'un être, puis d'un autre. Comme un
voyage, faisant escale d'une vie à une autre, sans fioritures inutiles. Robert Raymer apporte un regard vrai et authentique à celui qui serait curieux de découvrir au fil des mots non pas le, mais les différents visages que porte la Malaisie.
Retrouver les autres livres sur la Malaisie.
Doctorante en Sciences du Langage, Hélène recherche des volontaires potentiels pour sa recherche doctorale: Je recherche des volontaires de nationalité française expatriés (au sens large: professionnels, accompagnant, retraités) en Malaisie pour participer à ma recherche de doctorat sur les récits d'expatriés.
Sa thèse est répertoriée à l'Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur. Vous pouvez en vérifier l'authenticité ici: http://www.theses.fr/s37998 Toutes les données collectées seront strictement anonymes et réservées à des publication académiques uniquement.
Voici les deux “efforts” qu’Hélène demande aux volontaires qui souhaiteraient apporter leur participation:
1. l'écriture d'un petit texte récapitulant son expérience d'expatriation (depuis la première - s'il y en a eu d'autres - à aujourd'hui) décrivant le contexte de l'expatriation ou de chaque expatriation, ses causes, ses impressions, ses temps forts et son bilan. (Longueur et style entièrement libre)
2. Une interview, d'environ 30-40 minutes, sur le même sujet, pour laquelle Hélène se déplacera.
Si vous êtes intéressé(e) cliquez dans la rubrique contact, je lui ferai suivre vos coordonnées.
Tamarind Springs
Où trouver des bons plans en Malaisie?
Base Jump Kuala Lumpur 2012
Je voulais juste un petit paquet de riz...
Alors que le nombre d'expatriés à travers le monde est en constante augmentation, nombreux sont ceux qui souhaiterez venir s'installer en Malaisie. Avant de sauter le pas, quelques points à savoir :
- Pour travailler, il est nécessaire d'avoir un working pass, les accompagnants (enfants et conjoints) se verront délivrer un dependant pass ou social pass.
- Beaucoup songent à venir en vacances et à ensuite prolonger leur séjour afin de trouver un emploi une fois sur place. Il ne faut cependant pas oublier qu'à l'entrée sur le territoire un visa touristique vous sera délivré pour une durée de trois mois uniquement.
- La politique du gouvernement privilégiant l'emploi des locaux, de là la nécessité d'obtenir un permis de travail afin de pouvoir exercer une activité professionnelle. Beaucoup d'offres ne sont tout simplement pas accessibles aux candidats de nationalité étrangère.
- D'une façon générale, pour embaucher un étranger, une entreprise devra justifier du fait que ce dernier apporte une plus-value à l'entreprise, c'est à dire que son poste ne pourrait être occupé par un citoyen malaisien.
Trouver un travail en Malaisie une fois sur place ne serait pas une chose facile, mais n'est pas pour autant impossible! Le mieux reste donc d'effectuer ses recherches en amont depuis la France.
- Un article du Petit Journal Kuala Lumpur vous donne quelques clés pour trouver un emploi ici.
- Pensez à consulter les sites d'offres d'emploi en Malaisie.
- Et enfin, n'hésitez pas à contacter la Chambre de Commerces et d'Industries française en Malaisie, elle devrait être en mesure de vous communiquer une liste des entreprises françaises implantées sur le territoire.